
Du 11 mai au 5 septembre 2010.
Photographe, Georges Rousse court le monde pour s’approprier temporairement des salles vides, des entrepôts abandonnés, des palais en ruine, des immeubles promis à la démolition…
Il choisit un espace où il peint murs, sols, plafonds de façon à créer l’illusion que des volumes géométriques simples et monumentaux occupent toute la pièce. Or, ce travail éphémère de peinture est destiné à disparaître : il est dépendant totalement de l’acte photographique. C’est l’appareil photo qui délimite l’espace à peindre, qui définit le point de vue, qui trace la perspective. Une épreuve photographique en couleurs est la trace et seule mémoire de ce long processus…
A Clermont-Ferrand, il a révélé des espaces architecturaux chargés d’âme grâce à la rencontre d’acteurs culturels qui l’ont accompagné. Depuis une décennie, il a investi plusieurs bâtiments patrimoniaux avant qu’ils ne soient réhabilités en lieux culturels : en 2000, l’ancienne Halle aux blés (historique Ecole des beaux-arts), en 2008, les caves voûtées de la Galerie Gastaud, puis un bel appartement historique (nouveau FRAC Auvergne).
En 2009, grâce à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand, Georges Rousse a travaillé, assisté d’étudiants, dans l’ancien hôpital-sanatorium Sabourin à Montferrand, avant qu’il ne soit restructuré en future école d’architecture.
Le MARQ présente l’ensemble des œuvres réalisées à Clermont-Ferrand - dont certaines inédites - qui seront mises en dialogue avec une sélection de photographies antérieures.
A découvrir dans l’atrium du musée, la dernière installation in situ de Georges Rousse, ainsi qu’un catalogue d’exposition.
Georges Rousse continue sa recherche de lieux et investit cet été la Chapelle Saint-Charles à Avignon.