Ville de Clermont-Ferrand

Rencontre avec le nouveau directeur du Bivouac, le quartier numérique nouvellement créé sur le territoire clermontois.


Vous êtes le nouveau directeur du tout récent quartier numérique. Ce n’est pas votre première expérience dans ce domaine particulier.
Benoît Membré : « En effet. Avant d’arriver à Clermont-Ferrand j’étais notamment directeur de l’agence économique de Saint-Quentin (département de l’Aisne), où j’ai dû repositionner le territoire sur une nouvelle filière économique. Il existait une filière du textile séculaire, qui a périclité et qui a coûté 10 000 emplois au territoire. Nous avons donc analysé les secteurs d’activités vers lesquels nous pourrions réorienter notre économie. On est allé dans la robotique, et plus spécialement la robonumérique. Il a fallu construire un réseau d’entreprises travaillant dans ce domaine, et favoriser leur éclosion. Nous avons par exemple, avec Google, créé le premier Master Cloud Computing de France, suivi d’un Master Cloud robotique, qui a permis de développer le partage d’informations entre robots, dans le monde entier. »

Le numérique représente-t-il l’avenir de notre économie ?
Benoît membré : « Le numérique déferle dans nos vies. Si les territoires ne se mettent pas à niveau, s’ils ne rentrent pas dans cette vague, ils vont forcément prendre du retard. Je suis convaincu que tous les secteurs de l’économie sont ou seront impactés prochainement par le numérique. Il est du devoir des pouvoirs publics d’accompagner ces mutations afin de favoriser l’innovation, la créativité et donc la création de richesses via les start-up. C’est ce qu’a fait le territoire clermontois avec la création du Bivouac, ce quartier numérique qui représente un avenir économique ambitieux pour l’agglomération clermontoise. »

Justement, ce quartier numérique, quelles en sont les particularités ?
Benoît Membré : « Notre ambition est de fédérer et animer un écosystème orienté start-up. Notre particularité est d’avoir des financements publics, comme par exemple Clermont Communauté, mais aussi une aide conséquente apportée par les grandes entreprises du territoire, qui mettent des ressources d’expertise à la disposition de nos start-up. Michelin, Limagrain, Orange, La Montagne, de grands noms qui vont aider nos start-up à se développer, à grandir et à créer de la richesse. Un système qui, à mon sens, n’existe pas ailleurs.
Notre rôle est d’aller chercher des start-up dans le domaine du numérique et de les accompagner pour qu’elles deviennent des entreprises à part entière. Nous élaborons un programme d’accompagnement, pour leur permettre de rentrer sur leur marché. Nous sommes un territoire qui sait produire de l’intelligence. Par contre, nous devons être en mesure de transformer cette intelligence en modèle économique, rentable, et surtout capable de générer de l’emploi. Et aujourd’hui, nous avons les moyens de réussir ce pari économique. »

— -
Une interview à retrouver en intégralité dans le Demain Clermont de mai/juin