Ville de Clermont-Ferrand

6 juillet - 2 septembre 2001


Dana Roman est peintre d’abord et toujours peintre ; mais son éthique l’a conduite à projeter ses créations picturales sur l’environnement quotidien. La peinture, c’est-à-dire le champ de la toile ou du papier, est l’espace privilégié de son imaginaire, l’espace libre de toute servitude. Mais ce sont bien les formes et les couleurs qu’elle y organise qui vont se projeter sur l’assiette, la nappe, le tapis, dans l’émail, le tissu, la laine, le verre (…) Quelqu’en soit le support, toute création de Dana Roman nous introduit dans un monde enchanté, merveilleux, harmonieux, à la fois silencieux et sonore. Quant à la couleur, elle s’inscrit à l’intérieur des lignes, en aplats qui distinguent les motifs des interstices. Cependant, les tonalités se répartissent de telle sorte qu’elles opèrent des osmoses, créent des effets de rayonnement, font bouger les géométries et le monde bactériologique qui s’y loge.