Ville de Clermont-Ferrand

Fiche du : 01/04/2001

Des architectes, des anciens combattants, des écrivains, des professeurs, des châtelains, des avocats, des scientifiques, des hommes politiques, des célébrités, des humbles, des anonymes : Louis Saugues a voulu saisir l’arrivée de l’an 2000 et désormais du troisième millénaire, pour présenter 2000 Clermontois et Clermontoises nés à Clermont-Ferrand, qui ont particulièrement marqué les différentes époques de Vercingétorix à nos jours. Deux années de recherche, de collecte, d’écriture, pour aboutir à la publication d’un ouvrage de 275 pages.


Illustration

"Nul cataclysme n’est venu troubler les grandes fetes organisées a l’occasion du passage a l’an 2000. La vie laborieuse aura repris son rythme apres les derniers flons-flons des bals ou le dernier bouquet final du feu d’artifice. Les générations futures ne retiendront pas grand chose de notre fameux millésime. L’actualité est ainsi faite, n’importe quel événement, aussi important fut-il, a une vie tres éphémere". C’est l’intime conviction de Louis Saugues, qui a voulu marquer une "pause" pour honorer les Clermontois, vraiment nés a Clermont-Ferrand, qui nous ont précédés. Un hommage posthume pour certains, un encouragement pour d’autres. "Un petit clin d’œil a nos aînés qui ont donné a notre ville ses lettres de noblesse et qui souvent sont bien oubliés. Ces quelques lignes, espérons-le, resteront un peu plus longtemps dans la mémoire de nos descendants*". Pour y parvenir, Louis Saugues a consulté de nombreuses archives, de nombreux documents, au journal La Montagne, en mairie, a la Bibliotheque municipale et interuniversitaire. Il a rencontré les descendants des familles, consulté les listes électorales, parcouru les cimetieres, vérifié avec soin toutes ses informations. Au fil des époques et des gens Parmi ces deux mille Clermontois qui ont fait l’histoire d’une ville, Vercingétorix tient une place de choix, Blaise Pascal aussi, comme les membres de sa famille, Etienne, président de la Cour d’appel, Françoise et Jacqueline, religieuse. Des scientifiques : Jean Cellier, né en 1768, inventeur d’une colonne a distiller, Florin Perrier, beau-frere de Blaise Pascal, qui mena l’expérience de la pesanteur de l’air suivant ses indications, Ernest Monnet, mécanicien et inventeur du "monomonnet", le monocycle, Fernand Forest détenteur de brevets en mécanique automobile, mort en 1914, madame Louis Pasteur, épouse du savant, le docteur Breschet, chirurgien, membre de l’Académie de médecine et des sciences, Victor Fleury, docteur en médecine, Henri Pingeot, détenteur du premier brevet de briquet a gaz, Georges Besse, PDG de Renault, le professeur Gaston Dastugue. Les sportifs sont aussi en bonne place. Emile Mayade, premier coureur automobile en 1894 dans le Paris-Rouen, Marc Gilbert premier coureur a effectuer le Tour de France en 1910, Roger Fayolle, membre éminent de la lutte clermontoise, Yves Dreyfus, trois fois champion du monde d’escrime, médaillé olympique, des noms connus de la course automobile, du rugby, du basket, Depailler, Christina, Fleury, Verlaguet. A l’honneur encore, d’illustres familles. La famille Champflour composée de religieux, de chanoines et de gens de robe, dont l’un a émigré a Saint-Domingue, les Gaulthier de Biauzat, avocats, ingénieurs, la famille Sablon, dont Antoine, maire de Clermont-Ferrand, décédé en 1911, les Chardon du Ranquet, famille d’avocats, les fils de Georges Couthon le révolutionnaire, les Enjolbert de Martellat, famille d’ecclésiastiques et de militaires. En haut de l’affiche, des artistes et comédiens de renom : Antoine Lhoyer, guitariste, spécialiste de musique de chambre, mort en 1852, Raoul Mabru, sculpteur, mort en 1957, Louis Gémont, directeur de l’école de musique, mort en 1936, Léon Melchissedec, professeur de déclamation lyrique, mort en 1925, Léonard Morel-Ladeuil, un des plus grands sculpteurs-ciseleurs qui effectua l’essentiel de sa carriere en Grande-Bretagne, mort en 1888, Georges Onslow, compositeur de musique de chambre et d’opéra, mort en 1852, Maurice Vaury, sculpteur, Jacques Delille, poete classique, professeur au College de France, Maurice Busset, graveur sur bois, Deveudeux, peintre d’histoire, Henri Vidal, premier mari de Michele Morgan, acteur dans Porte des Lilas, mort en 1959, Fernand Raynaud, Evelyne Aiello, chef d’orchestre du New York Orchestra de Boston. En exergue de meme, les historiens : Amédée Gasquet, docteur en histoire, professeur et recteur, Jean Savaron, historien décédé en 1622, Ambroise Tardieu, historiographe de l’Auvergne, qui a édité plus de quarante ouvrages sur la région, mort en 1912. Il faut aussi citer François Fuzier, auteur du premier plan de la ville dans les années 1530, Antoine Thomas, membre de l’Académie française, mort en 1785, François Jamot, guillotiné en 1794, Adele Mathieu, premiere Rosiere vers 1860 et Debay-Facit, le célebre bienfaiteur, a l’origine de la tradition montferrandaise, Lucien Boutin, artisan, professeur de platrerie-peinture au début du XXe siecle, Etienne Clémentel, ministre des Colonies, peintre, notaire, Michel Vergne, dit "Jean Serpent", mort en 1921, Georges Jaloustre, gouverneur général de la principauté de Monaco, mort en 1922, Edouard Michelin, manufacturier, né rue Claussman, Alexandre Varenne mort en 1947, fondateur de La Montagne et Francisque Fabre, son directeur de 1928 a 1981. Hommage enfin aux résistants et aux soldats morts pour la France pendant les dernieres guerres, des soldats anonymes tombés au champ d’honneur, des marins clermontois, ceux du Torpilleur Sirocco, coulé le 30 mai 1940. Un période de l’Histoire que Louis Saugues a su si bien relater dans son premier ouvrage Mon enfance sous les bombes (voir Demain Clermont-Ferrand de décembre 2000, page 45).

 

Deux mille Clermontois pour l’an 2000, éditions Georges de Bussac. En vente dans les librairies clermontoises.

*NDLA (Note de l’auteur). Que l’on veuille bien excuser les petites imperfections ou les oublis (certaines personnes ne souhaitant pas apparaître) mais comme chacun le sait, nul n’est prophete en son pays.