Une fête gourmande pour retrouver la musique des mots
Crescendo, remue-méninges, mobile, variante, galère, baladeur, cheval de Troie, mentor, escagasser, zapper, voici les dix maîtres mots de la deuxième édition des Dialogantes d’équinoxe, temps fort de la Semaine de la langue française à Clermont. Extraits de dix ouvrages choisis par la Librairie et la librairie Papageno, ces mots serviront de fil directeur à une discussion ouverte sur la littérature, menée par Daniel Martin, journaliste et critique littéraire à La Montagne et France Culture. Cette soirée originale et conviviale associe également la musique avec Pierre Thirion-Valet, régisseur du Centre lyrique Clermont-Auvergne qui présente des pages de Beethoven, Granados et Franck, ensuite interprétée au piano par Julien Kurtz.
Pour cette deuxième édition, la Ville qui organise cette rencontre invite également Andreï Makine, grand écrivain français d’origine russe (voir encadré). Les Dialogantes d’Équinoxe réinventent en somme les salons littéraires du XVIIIe siècle, ces « cénacles de fous » qui présidèrent à l’éclosion des Lumières. Des œuvres littéraires, de la musique et beaucoup d’esprit, telle est la recette de cette fête gourmande pour retrouver le bonheur de faire chanter les mots.
Le 16 mars, 20 h 30, Maison de la culture. Entrée gratuite à retirer à la Maison de la culture, l’Espace Victoire ou dans les deux librairies partenaires.
Andreï Makine
Né en 1957 dans une ville de Sibérie, Andreï Makine est le plus français des écrivains d’origine russe. Il apprend le français auprès de sa grand-mère, fait sa thèse à l’Université d’État de Moscou sur la littérature française contemporaine. En 1987, il profite de la première occasion pour partir en France et demander l’asile politique. Il peut ainsi se consacrer à l’écriture, tout en donnant quelques cours de littérature et de culture russes à l’École normale supérieure et à Sciences Po. Ses débuts comme romancier sont difficiles. Il parvient à faire éditer La fille d’un héros de l’Union-Soviétique en 1990 en faisant croire que c’est une traduction du russe !
En réalité, toute l’œuvre littéraire de Makine est écrite en français. En 1995, il obtient la consécration avec Le Testament français, prix Goncourt, prix Goncourt des lycéens et prix Médicis. En mai 2009, sa première pièce de théâtre, Le Monde selon Gabriel, est mise en scène par Murielle Lucie Clément.
www.andreimakine.com




