Expositions virtuelles
Thomas Degeorge est né à Blanzat (Puy- de-Dôme) en 1786.
En 1793, il entre à l’école de Pierre-Marie Gault de Saint-Germain (1754-1842) à Clermont-Ferrand, où il commence à dessiner des pastels ou à peindre quelques portraits de ses proches. Il exécute alors plusieurs copies de Grands Maîtres ainsi que des scènes de l’Ancien Testament.
En 1802, il s’installe à Paris et entre dans l’atelier de Jacques-Louis David (1748-1825), considéré comme le chef de file de l’école néoclassique, ce mouvement artistique qui remet l’Antiquité à l’honneur. Très influencé par ce dernier, il peint de nombreux sujets d’après l’histoire antique avec lesquels il essaiera en vain d’obtenir le très convoité Prix de Rome : Ulysse et Télémaque massacrant les prétendants de Pénélope (1812), Oenone refuse de secourir Pâris au siège de Troie (1816), etc.
A partir de 1810, il participe au Salon où il commence par envoyer des portraits.
En 1814, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Sous la monarchie, la peinture religieuse devient l’art officiel : il réalise avec Jean-Baptiste Vinchon (1789-1855), les fresques de la Chapelle Saint-Maurice de l’église Saint-Sulpice à Paris en 1822. Le préfet de la Seine, le comte de Chabrol, d’origine auvergnate, le place sous sa protection et lui donne plusieurs commandes parisiennes importantes : un Christ au tombeau destiné à l’église Saint-Jacques du Haut-Pas (1819), Le Christ à la colonne pour l’église Saint-Jean Saint-François (1822), Le Martyre de Saint-Jacques Le Mineur, premier évêque de Jérusalem pour l’église Saint-Philippe de Roule (1827).
En 1824, il fait un court séjour en Auvergne et expose au Salon La petite glaneuse auvergnate.
Quatre années plus tard, il est chargé de la restauration des peintures de la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris.
En 1831, il peint L’Envahissement de l’Assemblée le 1er prairial, dans le cadre d’un concours pour la décoration de la chambre des députés.
Thomas Degeorge fait l’objet en 1833 d’une exposition personnelle à Clermont-Ferrand, qui présente essentiellement des portraits.
L’année suivante, il envoie au Salon plusieurs œuvres inspirées de l’Auvergne : Une jeune commissionnaire auvergnate, une petite fille des environs du Puy-de-Dôme, Le petit joueur de fifre de Blanzat, près de Volvic, etc.
Il peint Le faucheur et la jeune fille en 1835 et l’expose l’année suivante.
Son tableau intitulé La mort de Bonchamps est refusé au Salon de 1837 pour des raisons politiques mais l’administration l’achète tout de même et en fait dépôt à la Ville de Clermont-Ferrand, où il est d’abord exposé à la bibliothèque municipale.
Le peintre s’installe définitivement à Clermont-Ferrand en 1838. Il est élu membre titulaire de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts ; il rencontre ainsi Prosper Marilhat (1811-1847). Il croise également François-René de Chateaubriand (1768-1848) qui lui dit son admiration pour son tableau La mort de Bonchamps.
Il réalise alors de nombreux portraits de notables clermontois : Madame Degeorge, Madame Delmas, la baronne Terreyre, Monsieur Blatin, etc.
Le 21 novembre 1854, Thomas Degeorge meurt à Clermont-Ferrand.
En 1872, sa veuve lègue 47 tableaux de l’artiste au musée de la Ville.
En 1904, le musée des Beaux-arts achète lors de la vente Grange, un petit carnet de dessins de 91 feuillets dessinés d’après l’antique et en 1923, un don offre un grand carnet de dessins de 112 feuillets d’études d’après l’antique et le modèle vivant.
Ce fonds Degeorge est actuellement présenté au sein des collections du XIXème siècle au musée d’art Roger-Quilliot. Les dessins sont conservés en réserve d’arts graphiques et peuvent être étudiés sur rendez-vous auprès du service conservation du musée.
Texte rédigé par Christelle Meyer, chargée des collections du musée d’art Roger-Quilliot










