Francis Gruber, l’oeil à vif

 du 2 octobre au 31 décembre 2009.

Peintre particulièrement bien représenté dans les collections du musée grâce au prestigieux legs de la collection Combe, Francis Gruber a laissé une œuvre poignante et foncièrement humaniste.


Exposition Francis Gruber au Musée d’Art Roger Quilliot
envoyé par TV8_Clermont-Ferrand.

Né à Nancy d’un père maître verrier reconnu, Francis Gruber (1912-1948) est un militant convaincu de la figuration. Son choix artistique n’est pas un choix purement formel et plastique mais surtout un choix idéologique. Il relève pour lui d’un engagement : celui de témoigner de l’horreur et de l’absurdité des conflits qui ravagent son époque. Epoque qui influence son dessin particulièrement ciselé et intense, quel que soit le sujet représenté.

Cette rétrospective rassemblait près de quatre-vingts peintures et dessins de l’artiste, mais aussi de plusieurs de ses contemporains (Balthus, Alberto Giacometti, Antonin Artaud, Bernard Buffet, Jean Fautrier, André Marchand…), dans une volonté de redécouverte de la pluralité formelle et conceptuelle du courant figuratif des années 1930-1940.

L’exposition, réalisée en coproduction avec le musée des beaux-arts de Nancy, bénéficiait de prêts de grandes institutions françaises (musée national d’art moderne, musée d’art moderne de la Ville de Paris, musée de Picardie…) et européennes (musée national d’histoire et d’art du Luxembourg), ainsi que de la générosité de nombreux collectionneurs et galeristes français et étrangers.