Ville de Clermont-Ferrand

 
L'Auvergne à l'affiche
 

du 16 mai au 31 décembre 2009.

Le MARQ vous invite à découvrir régulièrement la richesse et la diversité de son fonds graphique grâce à des expositions temporaires au sein du Cabinet des Arts graphiques, au troisième étage du musée.
Riche d’environ quatre mille œuvres, ce fonds graphique permet de découvrir la diversité de l’art graphique en considérant trois paramètres : la technique, l’iconographie et la diversité des styles et des époques.

Constitué en partie par les dons et legs de personnalités clermontoises, la part la plus importante de ce fonds sont des œuvres graphiques se rapportant à la région Auvergne, en particulier les paysages, reflet de l’ancrage local. 

Consacrée aux affiches, L’Auvergne à l’affiche apporte un témoignage sur l’utilisation des emblèmes régionaux, en l’occurrence auvergnats, dans la Réclame des XIXe et XXe siècles, au moment de l’essor du tourisme.

Composée d’une sélection de dix-sept affiches de la fin du XIXe et du premier tiers du XXe siècle, l’exposition s’organise en quatre thèmes bien représentatifs des bouleversements ayant touché l’Auvergne de la Belle Époque (1896-1914), et de leur mise en scène dans les codes de représentation du temps :

- l’arrivée du chemin de fer, qui bouleverse le rapport au temps et à l’espace : l’Auvergne se désenclave et ses paysages portent la marque de la modernité.

- le thermalisme : corollaire de la voie ferrée, le tourisme se décline en Auvergne sous l’angle de la santé, avec la présence de plusieurs villes d’eaux.

- les loisirs : la venue de nombreux curistes implique la nécessité d’activités propres à les divertir.

- Clermont-Ferrand : capitale régionale, la ville se distingue particulièrement par son industrie prospère, son commerce florissant et ses figures emblématiques.

 

À travers cette exposition, l’image qui se fait jour est celle d’une région pleine de ressources, bénéficiant de nombreux atouts naturels, culturels et économiques.

 

Outre cet aspect iconographique et documentaire, l’exposition se veut aussi une ouverture sur les arcanes de la conservation des œuvres graphiques.

En effet, les normes de conservation requises pour l’art graphique sont particulièrement contraignantes, notamment les conditions d’éclairage : afin de respecter leur fragilité, les œuvres ne peuvent être exposées que sur de courtes périodes, et par rotation.

Leur état de conservation détermine la priorité de leur prise en charge par un restaurateur qualifié en arts graphiques, agréé par la Direction des musées de France. La plupart des affiches exposées ont d’abord été dépoussiérées puis nettoyées. Dans certains cas, des lacunes peuvent être comblées. Pour finir, afin de renforcer leur solidité, elles ont été doublées sur papier japon.

Pour une conservation optimale, hors exposition, les affiches sont enroulées dans des boîtes-tubes et stockées dans une réserve spécifique dont la température et le taux d’humidité sont régulièrement contrôlés.

 
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C. Michèle Café de glands doux d’Espagne de Lecoq et Bargoin, chromolithographie sur papier mécanique 1898