
Vers 1910, un groupe d’élèves en uniforme devant le lycée.

Une inscription délivrant le Tableau d’honneur à un élève du lycée Blaise Pascal, en 1894.
En 1650, les représentants de la Ville négocient le retour du Collège dirigé alors par les Pères jésuites. Mais Clermont était un foyer de jansénistes dont les plus ardents, notamment Florin Périer, le beau-frère de Blaise Pascal, et l’avocat Domat, déchaînèrent l’opinion publique contre les Jésuites. Ces derniers mirent plus de cinq ans à se faire accepter dans la ville tout en donnant au Collège un enseignement de grande valeur. Sa renommée lui attira des élèves de toute la province. On en recensait quinze cents en 1688.
En 1675, les Pères Jésuites entreprennent une nouvelle construction conduite par un architecte de leur compagnie, Jean Chéneau. Il fallut cinquante-huit ans de travaux pour obtenir le bâtiment actuel qui passait alors pour « la plus belle maison de la ville et l’un des plus magnifiques collèges de France ».
L’expulsion des Jésuites en 1762 mit la ville dans un grand embarras. L’effectif tomba à 490 élèves. En 1787, la grande salle du Collège accueillit l’Assemblée provinciale réclamée par Louis XVI avec La Fayette comme représentant de la noblesse. Pendant les années révolutionnaires, une loi crée les Écoles centrales destinées à réorganiser l’enseignement secondaire dans les départements.
Dans le Puy de Dôme, l’École centrale s’ouvre dans les locaux du Collège. Elle n’eut que 230 élèves bien qu’elle possédât plusieurs professeurs éminents comme l’abbé Lacoste et Gaultier de Biauzat. Au bout de huit ans, elle devint école secondaire communale et en 1808 céda la place au lycée impérial. En 1871, le lycée prend le nom du plus illustre des enfants de Clermont : Blaise Pascal.
Les lourds bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués de l’empreinte des Jésuites. Le corps du logis central est surélevé d’un dôme dans lequel une énorme horloge rythmait la vie des occupants. A l’intérieur, un escalier monumental conduit à un corridor où se trouvaient les chambres des Pères. La façade principale du bâtiment se situait au nord, face à l’église des Carmes. Elle n’a jamais été achevée.
En 1878, un « petit lycée » destiné aux élèves des classes primaires et à ceux du premier cycle est ouvert dans un autre endroit de la ville (il sera intégré plus tard au lycée Jeanne d’Arc). Dans les années 60, le nouveau lycée Blaise Pascal est construit avenue Carnot dans lequel on prévoit 2 500 lycéens, tandis que les anciens bâtiments accueilleront petit à petit différentes structures telles que le Conservatoire national de la région, l’école Emmanuel Chabrier, le Centre Loisirs et Rencontres ainsi que le siège de nombreuses associations.



