Fiche du : 01/04/1996
L’immeuble du Grand Hôtel faisait partie, à l’origine, du couvent des Minimes construit en 1626 au nord de la place de Jaude. C’est d’ailleurs dans l’enceinte de ce couvent que Florin Périer, Seigneur de Bien-Assis et beau-frère de Blaise Pascal, fit, le 10 septembre 1647, ses premières expériences sur la pesanteur de l’air avant de la poursuivre au sommet du Puy de Dôme.

Alternant grandeur et décadence, le Grand Hôtel a franchi les siècles. Aujourd’hui, l’immeuble a retrouvé, pour longtemps sans doute, vigueur et beauté.

Sous le Second Empire
Champ de foire où se développait le commerce des bêtes et du bois de chauffage, la place de Jaude ne s’est modernisée qu’à la fin du siècle dernier accueillant des commerces, des cafés et des hôtels. C’est ainsi que l’un des immeubles du couvent des Minimes appartenant à M.Tellier, alors maître des postes, fut transformé en Hôtel de la Poste, relais officiel des transports vers Lyon, Bordeaux, Paris et le sud de la France. « La cuisine était excellente mais les chambres manquaient de confort avec des cheminées qui les enfumaient », remarquait-on à cette époque. M.Seneguy puis M.Tisseyre qui succédèrent à la famille Tellier, au début du siècle, apportèrent les améliorations nécessaires. On suréleva ainsi l’hôtel en utilisant de nouvelles techniques de construction à base de profilés métalliques qui solidifièrent le bâtiment. A partir de cette époque les clients affluèrent, sensibles au confort apporté notamment par le chauffage central. L’hôtel évolua ensuite au gré du bon vouloir des propriétaires. Tous les anciens Clermontois se souviennent de la pâtisserie qui s’y installa. Mais l’hôtel connut quelques déboires dans les années 65 puisqu’il resta fermé pendant cinq ans. En 1976, Denise Dauphin achète le fond de commerce à la famille Démonet, réalise des travaux de restauration et obtient en 1978, le classement en deux étoiles de l’hôtel. En 1990, le bâtiment, nécessitant des travaux extrêmement importants et très coûteux, est racheté par le baron Empain qui souhaitait l’aménager en résidence de luxe. Le projet n’eut pas de suite et le bâtiment resta à l’abandon pendant 4 ans jusqu’en décembre 1993, lorsqu’il est racheté par la Mutualité du Puy-de-Dôme. Totalement restauré par l’architecte clermontois Jacky Plancoulaine, il abrite aujourd’hui un centre optique et acoustique inauguré le 23 février 1996.