Ville de Clermont-Ferrand


Édifiée sur le site de l’ancienne station d’épuration par Clermont Communauté en collaboration avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, la station des 3 Rivières est un outil moderne et efficace.

Son rôle est d’assurer une bonne protection de la qualité de l’eau des rivières et de l’environnement, en conformité avec les normes européennes. Elle a augmenté sa capacité de traitement : un volume de 425 000 équivalent habitants contre 300 000 auparavant.

Elle a doublé sa capacité de rejet, qui est passée à 2 m³ par seconde. Elle est capable de traiter les eaux usées par temps sec et par temps de pluie : le traitement d’une partie des eaux de pluie était l’un des enjeux de la station. Elle a considérablement amélioré sa qualité de traitement des eaux usées, qui est désormais conforme aux normes européennes.

Les communes concernées en partie ou en totalité sont :
Aubière, Aulnat, Beaumont, Blanzat, Châteaugay, Cébazat, Ceyrat, Chamalières, Clermont-Ferrand,Cournon d’Auvergne (secteur de la Z.I. de la Pointe de Cournon), Durtol, Gerzat, Nohanent, Orcines,Romagnat (sauf Opme), Royat, Saint-Genès-Champanelle (villages de Manson et Thèdes), Pérignat-lès-Sarliève,ainsi qu’une commune extérieure : Sayat, et la zone industrielle du Biopôle Clermont-Limagne située à St-Beauzire


- Le dégrillage :

Une fois relevées par 5 pompes (capacité totale de 7 300 m³/h), les eaux usées sont dirigées vers 3 dégrilleurs
fonctionnant comme des peignes mécaniques avec un maillage de 10 mm qui permettent de retenir les déchets les plus grossiers (papier, plastique...). 


- Le dessablage et le dégraissage :

L’eau circule dans 3 bassins longitudinaux de 100 m². Les sables tombent au fond du bassin et sont orientés vers le dispositif de traitement des matières de curage. Le sable une fois lavé sera extrait de la station puis réutilisé pour des travaux de voirie. Les huiles et les graisses sous l’action de l’air injecté remontent pour leur part en surface. Elles sont ensuite récupérées par raclage et orientées vers un équipement appelé Biomaster dans lequel elles seront détruites par des bactéries. 


- Le traitement biologique :

Arrivée de l’eau dans deux grands bassins d’aération, d’une capacité totale de 79 000 m³. Les eaux sont oxygénées pour traiter la pollution par les bactéries. Une zone anaérobie par bassin assure la première étape de la déphosphatation biologique. Deux zones aérobies par bassin permettent l’élimination du carbone, de l’azote et assurent la deuxième étape de la déphosphatation biologique. Celle-ci est complétée par l’injection de chlorure ferrique en sortie de bassins.


- La clarification :

Dans les 4 bassins de clarification, de 58 m de diamètre, l’eau traitée est séparée des boues, constituées essentiellement des bactéries. 



- Le retour à la nature :

L’eau épurée se jette dans l’Artière après passage dans un canal de comptage où les volumes sont mesurés et où elle est prélevée pour analyses journalières. 


- Le traitement des boues :

Après flottation, 3 centrifugeuses assurent une déshydratation des boues produites (640 kg de MS/h par centrifugeuse).
Puis, un chaulage des boues centrifugées est effectué pour obtenir une siccité de 30 %. Ces boues seront ensuite
stockées en centre d’enfouissement technique ou valorisées en agriculture.


- Le traitement des odeurs :

La dépollution des eaux usées produit des odeurs qui peuvent être gênantes pour les riverains. Les principales sources de mauvaises odeurs sont les boues, c’est-à-dire la matière organique issue du traitement des eaux usées, ainsi que les installations de relevage et de prétraitement.

Pour réduire ces émissions d’odeurs, les équipements sont couverts et, comme le bâtiment de stockage des boues de la station Clermont Communauté équipés d’un système de désodorisation. L’air y est aspiré et injecté
dans 2 tours où les composés odorants sont lavés chimiquement avec des solutions d’acide, de javel et de soude.