Ville de Clermont-Ferrand

La judokate clermontoise Céline Manzuoli sélectionnée pour les Jeux Paralympiques !

Les Jeux Paralympiques de Londres 2012 se dérouleront sur les mêmes sites que les Jeux Olympiques. Leur philosophie vise à maintenir les règles et valeurs de l’olympisme et à placer au cœur de l’événement l’athlète et non le handicap.

Le judo est devenu sport paralympique pour les hommes aux Jeux Paralympiques de 1988 à Séoul, en Corée et des épreuves femmes ont été organisées pour la première fois aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004.

Céline Manzuoli est née le 20 janvier 1973. Décidant de dépasser son handicap visuel et de consacrer du temps au sport qu’elle a toujours voulu pratiquer, elle commence le judo en 2003, à tout juste trente ans, au Stade Clermontois.

Le judo devient une passion. C’est cette même passion qui la conduit à un remarquable palmarès : championne de France en 2007, 2009, 2010 et 2012 (+ 70 kg) ; championne de France toutes catégories en 2007 et 2010 ; Médaille d’or au tournoi international d’Allemagne en 2007 et 2008 ; Médaille de bronze aux Championnats d’Europe en 2007 et 2011 ; Médaille de bronze en 2010 aux Championnats du Monde et septième (+ 70 kg) en 2008 aux Jeux Paralympiques de Pékin. Ceinture noire premier dan, Céline Manzuoli est sélectionnée pour les Paralympiques de Londres 2012.

 « Face à un tel enjeu, de nombreux sentiments se mêlent. Je suis tout d’abord ravie et fière d’avoir été sélectionnée par la Fédération Française Handisport. Ravie bien sûr de revivre, comme en 2008, des JO et de représenter mon pays et Clermont-Ferrand ! Néanmoins, cette joie est aussi contrebalancée par du stress et de la pression : en effet, les Jeux Olympiques et Paralympiques sont une gigantesque machine, à l’échelle mondiale, fascinant des milliards de spectateurs et de téléspectateurs. Il y a naturellement le stress de remporter une médaille, mais la pression également de quatre années de travail assidu et intensif aux côtés de toutes les personnes qui m’ont accompagnée, mon professeur au Stade Clermontois Guy Smaïli, tous les jeunes de la Ligue Auvergne mobilisés sur mon objectif et tous les professionnels préparateurs. »

Vous parlez de travail assidu et intensif. En quoi consistent vos entraînements et votre préparation ?

« J’ai environ deux heures d’entraînement de judo trois à quatre fois par semaine et une à deux fois d’entraînement physique (musculation, jogging...) par semaine. C’est une discipline et un effort au quotidien, en rentrant de mon travail. Les accompagnements sont nombreux et diversifiés : sanitaires, médicaux, avec une importante préparation mentale. Pour appréhender la pression de l’événement et ne pas se faire dominer par la peur, l’angoisse, l’enjeu, la foule. Il est fondamental de bien se connaître dans une situation de compétition de haut vol et il faut apprendre à gérer un éventuel échec comme une possible réussite. »

Qu’attendez-vous de ces Jeux Paralympiques ?

« Au-delà de la victoire que je souhaiterais vivement remporter pour mon pays, je voudrais dire à toutes les personnes en situation de handicap à quel point le sport peut permettre d’assumer et de dépasser son handicap. Les athlètes handisport ont cette vertu de faire aussi bien - et parfois mieux - que les valides. Du fait d’un handicap, quel qu’il soit, il faut sans cesse s’adapter et la personne est ainsi toujours tirée vers le haut. C’est ce qui fait que le handicap finit presque par se gommer !

Si des gens sont mal-voyants comme moi ou aveugles et qu’ils ont envie de faire du judo, je veux leur dire que c’est tout à fait possible, qu’ils doivent aller jusqu’au bout de leur envie car les judokas sauront leur tendre la main. Le judo offre un monde de partage, un univers convivial et ouvert sur l’extérieur. Je les encourage à contacter la Ligue d’Auvergne de judo. »

 
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