Le musée des Beaux-arts : quatre siècles d’histoire
Fiche du : 01/12/1999
Successivement palais, couvent, hôpital, gendarmerie… le musée des Beaux-arts, l’une des plus belles réalisations clermontoises de la fin du XXe siècle, est le fruit d’une longue histoire.
A son emplacement trônait, voilà plus de quatre siècles, le Palais Vieux qui abritait la Cour des aides (cour d’appel pour les questions financières et de répartition des impôts) d’Auvergne, du Limousin et de la Marche. En 1630, Louis XIII, en réunissant Montferrand à Clermont, transfère la Cour des aides dans cette dernière ville et attribue ses locaux à un collège de jésuites. Comme celui-ci n’occupe qu’une partie des lieux, le reste est cédé, en 1637, aux Sœurs de Saint-Ursule. En 1663, les Jésuites abandonnent Montferrand pour Clermont laissant l’ensemble aux Ursulines. En 1702, les religieuses ajoutent au couvent, une chapelle, puis, en 1769, le bâtiment assis sur les remparts.
Pendant la Révolution, les Ursulines sont dispersées et, au Concordat de 1801, l’immeuble est affecté à l’évêché qui y installe le grand séminaire jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Pendant la Première guerre mondiale, les locaux sont occupés par un hôpital militaire, puis affectés aux gardes mobiles, enfin aux gendarmes. Ces derniers quittent ce qui était devenu la caserne Battesti, en 1982.
Deux ans plus tard, la Ville de Clermont-Ferrand rachète les bâtiments au ministère des Armées et décide d’attribuer la partie sud à des logements locatifs et la partie nord à un musée. C’est ainsi qu’en juin 1992, le musée des Beaux-arts de Clermont-Ferrand, réalisé par Claude Gaillard, architecte clermontois, et Adrien Fainsilber, concepteur de la Cité des sciences de la Villette et de sa Géode, ouvre ses portes. Seules les façades et la chapelle du XVIIIe ont été conservées. Le musée s’organise en couronne autour d’un puits de lumière naturelle, l’atrium, et d’un subtil enchevêtrement de passerelles destinées à relier les bâtiments entre eux. Quinze cents tableaux, quatre cents sculptures, une centaine de meubles et d’objets d’art, offrant un panorama des grands courants de l’histoire de l’art depuis le haut Moyen Âge jusqu’au XXe siècle, y sont installés sur près de 5000 m2 dans dix-huit salles d’exposition.
Enfin, juste avant l’an 2000, le musée s’enrichit de mille mètres carrés supplémentaires creusés sous le parvis du bâtiment, aménagés dans la continuité de l’édifice principal par la même équipe d’architectes. Cet espace accueille la donation d’un couple de collectionneurs d’art moderne, Maurice et Simone Combe, soit environ quatre-vingts huiles, aquarelles et dessins d’artistes du courant figuratif de l’Ecole de Paris des années 1930 à 1960.
Superbe synthèse de plusieurs siècles d’art et d’histoire, le musée des Beaux-arts aborde ainsi fièrement le XXIe siècle, faisant honneur à la ville de Clermont-Ferrand, comme l’avait déjà souligné le premier ministre, Pierre Bérégovoy, venu l’inaugurer le 27 juin 1992.
Pendant la Révolution, les Ursulines sont dispersées et, au Concordat de 1801, l’immeuble est affecté à l’évêché qui y installe le grand séminaire jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Pendant la Première guerre mondiale, les locaux sont occupés par un hôpital militaire, puis affectés aux gardes mobiles, enfin aux gendarmes. Ces derniers quittent ce qui était devenu la caserne Battesti, en 1982.
Deux ans plus tard, la Ville de Clermont-Ferrand rachète les bâtiments au ministère des Armées et décide d’attribuer la partie sud à des logements locatifs et la partie nord à un musée. C’est ainsi qu’en juin 1992, le musée des Beaux-arts de Clermont-Ferrand, réalisé par Claude Gaillard, architecte clermontois, et Adrien Fainsilber, concepteur de la Cité des sciences de la Villette et de sa Géode, ouvre ses portes. Seules les façades et la chapelle du XVIIIe ont été conservées. Le musée s’organise en couronne autour d’un puits de lumière naturelle, l’atrium, et d’un subtil enchevêtrement de passerelles destinées à relier les bâtiments entre eux. Quinze cents tableaux, quatre cents sculptures, une centaine de meubles et d’objets d’art, offrant un panorama des grands courants de l’histoire de l’art depuis le haut Moyen Âge jusqu’au XXe siècle, y sont installés sur près de 5000 m2 dans dix-huit salles d’exposition.
Enfin, juste avant l’an 2000, le musée s’enrichit de mille mètres carrés supplémentaires creusés sous le parvis du bâtiment, aménagés dans la continuité de l’édifice principal par la même équipe d’architectes. Cet espace accueille la donation d’un couple de collectionneurs d’art moderne, Maurice et Simone Combe, soit environ quatre-vingts huiles, aquarelles et dessins d’artistes du courant figuratif de l’Ecole de Paris des années 1930 à 1960.
Superbe synthèse de plusieurs siècles d’art et d’histoire, le musée des Beaux-arts aborde ainsi fièrement le XXIe siècle, faisant honneur à la ville de Clermont-Ferrand, comme l’avait déjà souligné le premier ministre, Pierre Bérégovoy, venu l’inaugurer le 27 juin 1992.

