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Notre Dame de Prospérité : l’Eglise des montferrandais

Fiche du : 01/09/1997

47,50 mètres de longueur, 18,30 mètres de largeur, 18 mètres de hauteur intérieure… Notre Dame de Prospérité, l’église de Montferrand, n’a rien des dimensions d’une chapelle. Elle fut pourtant celle du château des comtes de Montferrand avant de devenir l’église paroissiale et l’un des plus beaux édifices chrétiens d’architecture gothique méridionale de la région.

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Une clé de voûte polychrome
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La prison et l’Abbaye

Au XIVe siècle, l’église paroissiale Saint Robert était à l’extérieur des remparts de la ville. Cette situation difficile en période de troubles, donna l’habitude aux montferrandais d’assister aux offices dans la chapelle du château installé à l’intérieur de la ville. Puis, tout naturellement, les paroissiens en vinrent à remplacer cette chapelle par une véritable église à partir du XIIIe siècle et à l’agrandir encore dés la fin du XIVe siècle. En 1385, on lui adjoint un clocher qui lui en lève définitivement toute ressemblance avec une chapelle.

Au milieu du XVe siècle, les dons de riches bourgeois et de marchands ajoutés à ceux de la Ville, puis aux libéralités de Louis XII au début du siècle suivant, permettent de l’agrandir encore et de l’embellir.

On retrouve le style flamboyant, caractéristique de l’architecture gothique du XVe siècle, dans de nombreuses parties de l’édifice et notamment dans la rosace qui surmonte la porte d’entrée.

L’église a possédé deux clochers au cours de son histoire, placés chacun dans une tour. L’un a été démoli pendant la Révolution. L’autre a échappé à la destruction grâce à son horloge jugée fort utile. Ce clocher a toujours servi de beffroi et conserve une cloche de deux tonnes qui fut fondue en 1567. En 1872, le curé fait décorer l’intérieur de l’église de peintures polychromes.

Depuis quelques années, des chutes de gravats à l’intérieur de l’édifice ont alerté les paroissiens, ce qui a conduit en 1989 à mettre en place des filets de protection pour éviter les risques d’accident. Actuellement, la Direction régionale des affaires culturelles procède à la réfection de la voûte de l’église, conduite par les Monuments historiques avec la participation financière de la Ville de Clermont Ferrand. Il s’agit de la première tranche d’un programme de travaux qui assurera la restauration complète de l’édifice classé monument historique depuis 1846.