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Notre seul grand vestige romain : le mur des Sarrasins

Fiche du : 01/12/1997

Face à l’école Nestor-Perret, dans la cour intérieure d’un immeuble de la rue Rameau, subsiste le plus important vestige de l’époque où Clermont s’appelait Augustonemetum.

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Le château des Salles, construit au XIVe siècle et détruit en 1939, englobait le mur gallo-romain
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Cette gravure du XVIIIe siècle représente le mur des Sarrasins

Sur environ 7m de hauteur et 1,80 m d’épaisseur, ce mur est composé de petits blocs de pierre volcanique taillés en parallélépipèdes rectangles, séparés horizontalement par des bandeaux de briques qui devaient donner une assise plus solide à la maçonnerie.

Ce vestige pourrait être un élément du fameux temple de Vasso Galate (Vasso serait une épithète donnée à un Dieu et Galate le nom du terroir qui fut déformé peu à peu jusqu’à devenir Jaude) construit à l’époque gallo-romaine sur cet emplacement et décrit par Grégoire de Tours dans son « Histoire des Francs » : "C’était une construction d’une solidité remarquable. Le mur en était double… et épais de 30 pieds (9 mètres). L’intérieur du monument était orné de marbre et de mosaïque ».

A la fin du Moyen âge, les restes de ce temple détruit au IIIe siècle, par Chrocus, roi des Alamans, sont englobés dans un petit château fort : le château des Salles (le mot « sala » désigna d’abord la demeure exempte de tout impôt puis la demeure seigneuriale où l’on devait porter ses redevances). Celui-ci fut détruit en 1939, laissant apparaître le mur romain dit « mur des Sarrasins » que l’on a conservé lorsque les immeubles de la rue Bonnabaud et de la rue Rameau ont été construits entre 1947 et 1960.

Quant au terme de Sarrasins, il n’a rien à voir avec les Barbares qui répandirent la terreur dans le sud de la Gaule au VIIIe siècle. Il s’agirait d’une déformation de « Césarin », nom antique donné aux ouvrages romains. Ou, autre hypothèse : le mot sarrasin signifiant, au Moyen-âge, païen, ennemi du chrétien, a pu qualifier par la suite une ruine datant des romains, c’est à dire du paganisme.