Ville de Clermont-Ferrand


Jean BOMPART :

Clermontois issu d’une famille honorable, ses aïeux, Hercule BOMPART était médecin de Marguerite de Valois, et possesseur d’une bibliothèque riche en manuscrits du moyen-âge, grecs et arabes et Marcellin Hercule BOMPART fut médecin du roi Louis XIII, qu’il accompagna au siège de Montauban, et où il vit mourir le connétable de Luynes. Il publia en 1630 « le nouveau chasse peste », suite à l’épidémie de peste à Clermont en 1628, 1630.
Son fils Etienne BOMPART, seigneur de Saint-Victor de Royat, fut le fondateur de l’Académie de Clermont .
Jean BOMPART fut médecin et conseiller du roi Louis XV, membre de la Société Royale de Clermont, directeur du 1er jardin botanique de Clermont en 1745.

Abbé Antoine DELARBRE :

Né à Clermont le 15 janvier 1724, il est le fils du chirurgien Jean Delarbre.
Il s’intéressa très jeune à la botanique et à la médecine, et put faire des études à Paris, qui furent couronnées d’un diplôme de docteur en médecine Il perfectionna ses connaissances grâce à un grand botaniste : Bernard de Jussieu.
Il changea brusquement sa vocation et se fit ordonner prêtre, il fut rattaché à la paroisse de Royat de 1771 à 1777.
Il revint à Clermont en 1779 comme curé de la cathédrale. Il n’oublia pas ses passions pour la médecine et la botanique et fit avec ardeur évoluer le jardin botanique .
Il fut membre de la Société Royale des Sciences, Arts et Belles Lettres de Clermont, membre des Sociétés Royales de Médecine et d’Agriculture de Paris, de Dijon, professeur de botanique et directeur du jardin Royal de Clermont.
Emprisonné sous la révolution, coupable de refuser le serment à la Constitution Civile du Clergé.
Il publia 2 éditions de « la flore d’Auvergne ».
Il mourut en 1807. La ville lui fit de magnifiques funérailles, et, le Conseil Municipal, sous la Restauration, donna son nom à une rue.

Abbé Paul François LACOSTE :

Né en 1755 à Plaisance, près de Toulouse, il fut professeur de Morale à Toulouse.
Il vint comme chanoine honoraire de la cathédrale à Clermont-Ferrand. Il prit la chaire de l’Ecole Centrale de Clermont qu’il garda jusqu’à la suppression de l’école en 1804
En 1807, il occupa les fonctions de directeur du jardin des plantes, suite à la mort de son ami l’Abbé Delarbre. Il devint conservateur du cabinet d’Histoire Naturelle et de minéralogie et membre de l’Académie de Clermont.
Il fit une magnifique collection de minéralogie et un herbier, il en fit don à la ville en 1820.
Il mourut le 18 avril 1826.

Henri LECOQ :

Né le 18 avril 1802 à Avesnes-sur-Helpe dans le Nord, il s’intéressa très tôt à la nature, il aurait commencé son herbier à l’âge de 7 ans. Son intérêt pour la botanique le pousse à réaliser avec succès des études de pharmacie, entre 1817 et 1825.
Alors interne à l’Hospice de la Salpetrière à Paris, Henri Lecoq reçoit par erreur un courrier adressé à M. Le Coq, expédié par M. Blatin, maire de Clermont-Ferrand. Celui-ci recherchait un successeur à l’abbé Lacoste, pour prendre la direction du jardin botanique et du cabinet d’Histoire Naturelle. Henri Lecoq remit le courrier à M. Le Coq qui lui confia le poste, et c’est ainsi par hasard qu’Henri Lecoq arriva à Clermont.
Dès son arrivée, il agrandit le jardin des plantes, dont il fut directeur de 1826 à 1871 , il fit construire des serres, enrichit les collections.
Devenu professeur d’histoire naturelle de la ville de Clermont-Ferrand, puis de l’Université, (1826-1854) et de la faculté des Sciences, (1854-1871), il fut aussi professeur à l’Ecole Préparatoire de Médecine et de Pharmacie, (1840-1860).
Membre de nombreuses sociétés savantes françaises et étrangères, il fut membre correspondant de l’Académie des Sciences de l’Institut de France, section Botanique de 1859 à 1871.
Il acheta une pharmacie, rue Ballainvilliers. Associé à Jean-Baptiste Bargoin en 1830, il se lança dans la fabrication et la commercialisation d’une boisson succédanée du café, à base de glands doux d’Espagne qui firent leur fortune.
Il fut président de la Chambre de Commerce de 1848 à 1871 et fondateur de la Société d’Horticulture du Puy De Dôme.
En mai 1871, il renonce à assurer ses cours et décède le 4 août.
Dans son testament, il lègue toutes ses collections à la ville qui rachète ensuite son hôtel particulier pour une somme symbolique pour en faire le Musée Lecoq.
On peut admirer le Buste d’Henri LECOQ au jardin Lecoq.

Martial LAMOTTE :

Né à Gannat en 1820, il s’intéressa à la botanique dès l’âge de 16 ans, grâce à Henri Lecoq.
Il prit la direction du jardin en 1871, poste qu’il garda jusqu’en 1884.

Pierre Alphonse JULIEN :

Né à Clermont-Ferrand en 1838, il obtint une licence de sciences et un diplôme de pharmacien sous l’enseignement d’Henri Lecoq.
En 1869, il soutint sa thèse de doctorat en sciences naturelles sur « les phénomènes glaciaires dans le Massif Central ».
Grand passionné et naturaliste de formation comme Henri Lecoq, il lui succède en 1872 comme titulaire de la chaire d’Histoire Naturelle. Celle-ci étant transformée en 1875, le professeur Julien devint le 1er titulaire de la chaire de géologie et minéralogie de Clermont-Ferrand.
Ses collections de minéralogie et de géologie ont été léguées par la famille au musée Lecoq, ainsi qu’une partie de sa collection de paléontologie.
Le professeur Julien est mort en 1905.
Le Buste de Pierre Alphonse JULIEN orne le jardin Lecoq.

Philippe GLANGEAUD :

Né en 1866 dans la Creuse, après des études à Clermont-Ferrand, devint assistant à l’Université.
En 1906, il succède au professeur Julien comme titulaire de la chaire de géologie et de minéralogie. Il entreprit à titre personnel, la traduction des géologues tels que Lecoq et Julien qui avaient réuni de nombreuses études de géologie en Auvergne.
Collaborateur principal au service de « la carte géologique de la France », on lui doit 8 cartes géologiques couvrant 1/6ème du territoire français et de nombreuses recherches, en particulier en hydrogéologie.
Le Buste de Philippe GLANGEAUD orne le jardin Lecoq.

Paul GIROD :

Après des études et l’obtention d’un diplôme de docteur, il fut professeur à la Faculté des Sciences et à l’Ecole de médecine, il fut directeur du jardin Lecoq de 1884 jusqu’en 1921.
Avec l’aide de son jardinier en chef M. Désiré LAYE, le docteur Paul GIROD rénova et transforma le jardin.