Quand elle était une humble chapelle : l’église Saint Pierre les Minimes
Fiche du : 01/11/1996
En 1470, lorsque Saint-François de Paul créa un nouvel ordre religieux, il l’appela « Minimes » parce que l’humilité devait être la première des vertus. Pas loin de 200 ans après, les moines de cet ordre proche des franciscains s’installent à Clermont et créent la chapelle qui deviendra bien plus tard l’église Saint Pierre les Minimes

Chapelle d’un couvent à l’origine, l’église a été agrandie à la fin du siècle dernier

L’église avec son ancien clocher carré
La première pierre de l’église a été posée en 1630, à l’époque où les couvents s’installaient un peu partout en Europe. Clermont accueille alors les pères Minimes dans un établissement construit grâce à la générosité de Marguerite Saulnier, veuve de François Lecourt, seigneur de Montdory. L’endroit n’est pas très salubre : situé en bas de la ville, entre les méandres de la Tiretaine qui sillonnent le quartier, et au bord de la place de Jaude alors encombrée de déchets. La chapelle est édifiée en lave andésite, avec sobriété et même sévérité selon les principes de vie des pères Minimes. Sous l’injonction des habitants, on décide cependant d’agrémenter la façade lourde et froide, en lui adjoignant, en 1731, deux clochers qui sont détruits en 1734 pour, en 1742, en construire un seul qui… s’écroule et que l’on reconstruit plus solidement immédiatement. La Révolution approche. En 1790, la chapelle des Minimes est fermée et le monastère vidé de ses habitants. En 1793, les membres de la société jacobine investissent la chapelle pour s’y réunir, ce qui lui évitera la démolition. En revanche, l’église Saint Pierre qui se trouvait à l’emplacement du marché actuel est détruite en 1796. Elle transmettra son nom à la chapelle des Minimes après la Révolution, lorsque les paroisses seront reconstituées. En 1857, la toiture de la nef est surélevée et l’on y ajoute un petit campanile orné des clés de Saint-Pierre. De 1895 à 1897, l’église est agrandie. L’architecte Teillard construit le chœur puis la croisée de transept en la surmontant d’un dôme et en supprimant le clocher construit en 1742.
Provenant de l’église Saint-Pierre initiale, le certificat de baptême de Blaise Pascal est exposé dans la sacristie.

