Ville de Clermont-Ferrand


Adossé aux remparts classiques, ce musée de beaux-arts est installé, depuis 1992, dans un ancien couvent, d’époque classique.

Le bâtiment occupe un site riche d’histoire.

Son périmètre est inclus dans l’enclos de la cité médiévale de Montferrand, et probablement dans l’enceinte castrale du premier château comtal du XI° siècle.

Cet emplacement, au XVI° siècle, est encore dénommé « Palais Vieux » et abrite la Cour des Aides d’Auvergne, du Limousin et de la Marche, soit la plus importante juridiction civile du Massif Central.

 Aux XVII° et XVIII° siècles, l’ordre des soeurs de Sainte Ursule y installe un couvent et édifie une chapelle, laquelle est consacrée en 1702. A la Révolution française, les Ursulines sont chassées et leur couvent requis comme Bien National. Après le Concordat de 1801, l’Evêché transforme le bâtiment en Grand Séminaire, jusqu’en 1905. Au XX ° siècle, le vaste ensemble ecclésiastique devient Hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale ; puis, propriété du Ministère des armées, il devient la Caserne Battesti jusqu’en 1984. Lorsque les militaires quittent le site, devenu vétuste, pour des locaux plus fonctionnels, l’ancien ensemble conventuel est acheté par la Ville de Clermont-Ferrand, qui décide d’aménager un nouvel espace muséographique pour transférer ses collections d’art, jusqu’alors conservées au musée Bargoin.

 

Le nouveau musée d’art, longé par la voie urbaine entrée Nord de la métropole clermontoise, apparaît comme un lieu culturel structurant, pour un quartier qui cherche un souffle nouveau : cité économiquement riche aux périodes médiévale et renaissante, Montferrand s’est inexorablement paupérisé au fil de de l’Histoire, depuis l’unification avec Clermont, par Edit royal en 1630.

 

 Décidée dans les années 1980, la création d’un nouvel établissement muséal est un acte politique culturel et urbain fort de l’équipe municipale de Clermont-Ferrand, dirigée alors par le Sénateur-Maire Roger Quilliot*.

 

*[le musée porte le nom de Roger-Quilliot depuis décembre 1999 ; à la suite du décès de cette personnalité politique, l’équipe municipale a souhaité ainsi rendre hommage à celui qui avait porté ce projet ambitieux, tant sur le plan urbanistique, social que culturel].