Ville de Clermont-Ferrand


La réussite architecturale de la réhabilitation de cet ensemble architectural est à considérer dans l’espace intérieur, entièrement restructuré.

On retrouve la même inspiration qu’à l’extérieur : respect des beaux éléments architecturaux encore en place, conjugués à une modernité classique. Ainsi, l’élévation de deux façades de l’ancienne cour intérieure du couvent, ont été harmonieusement intégrées à une reconsidération totale des volumes , pour leur conférer luminosité et fonctionalité.

 L’atrium d’accueil, vaste hall est ainsi inclus une ancienne cour intérieure. Mais celle-ci est désormais recouverte et unifiée par une grande verrière, soutenue par une structure métallique formant impluvium, très contemporaine dans ces matériaux et sa struture ; le volume de l’atrium est scandé à droite par une rampe courbe en surplomb, qui se déroule sur trois niveaux, et à gauche par des coursives et un ascenseur vitré.

Le visiteur qui emprunte la rampe, accède par paliers doux, aux différents niveaux. Dans cette ascension, il découvre des points de vue renouvelés sur l’atrium central, et son regard porte, par des ouvertures différentes ( baies, fenêtres, oculi, bow-windows) à apercevoir les collections de plusieurs salles simultanément, exarcerbant sa curiosité .

 

L’architecture intérieure du musée d’art roger-Quilliot se détermine par trois éléments originaux conjugués : l’atrium et sa verrière, la rampe qui unit les circulations horizontales et invitent à une promenade architecturale, particulièrement séduisante. Ici, c’est l’architecture qui sert de guide au visiteur.

 

L’organisation muséographie invite galement à une visite déambulatoire, suivant un parcours chronologique,  d’espace en espace, de salle en salle, de puis l’époque pré-romane jusqu’aux premières décennies du XX° siècle… Et invitations aux repères constants dans l’espace, chaque ouverture architecturale converge vers l’atrium central, de sorte que le visiteur n’est ni égaré dans l’espace, ni dans le temps …

 

Chaque salle est présentée de manière syncrétique. Cette mise en regard de tous les domaines artistiques conservés pour une période donnée : éléments lapidaires et/ou d’architecture, sculptures, peintures, mobiliers et objets d’art, permet une approche pédagogique, rassurante pour les moins initiés à l’Histoire de l’Art !

 

Ainsi, pour les périodes classiques, la visite s’effectue dans un mouvement circulaire ascendant, sur trois niveaux, desservant dix-huit salles d’exposition permanente.

 

Le visiteur a donc la possibilité de suivre un parcours strictement chronologique, s’il souhaite découvrir la totalité des collections . Mais il peut aussi, sélectionner, de manière ciblée, ses périodes de prédilection.

 

 

Ainsi,tous les espaces sont ouverts et communiquent entre eux ; c’est pourquoi, il est apparu nécessaire d’unifier les murs, traités simplement en blanc.

Des gardes-corps de métal poli, et des éléments de luminaire et de serrurerie en métal gris mat sont les vecteurs design de l’espace modernisé.

Grace à l’atrium et au respect des vastes baies classiques, la lumière naturelle est partout privilégiée. L’éclairagiste George Berne a élaboré une mise en lumière adaptée aux volumes, avec la volonté de proposer une lumière d’ambiance, douce, quasi immatérielle.

Un chaud bois blond pour les parquets des salles d’exposition est conjugué à un traitement froid en granit moucheté du Tarn dans les sols espaces de circulation et au moelleux des moquettes sur les rampes .Cette proposition différenciée du traitement des sols vient naturellemnt et sans ostentation scander le parcours.