Un obélisque nommé pyramide
Fiche du : 01/11/1997
Lorsque la ville de Clermont décide, en 1801 d’élever un obélisque à la mémoire du général Desaix parce que ce monument de l’art égyptien devait rappeler le pays où le glorieux auvergnat s’était particulièrement illustré, les Clermontois l’appelèrent pyramide, ce terme leur évoquant sans doute plus volontiers la terre des Pharaons…

L’entrée du Jardin Lecoq et la Pyramide (Collection Louis Saugues)
L’obélisque sera placé au milieu d’une fontaine où sont inscrites les campagnes militaires du général. Quelques années après l’inauguration, un Clermontois propose dans le Journal Hebdomadaire du Puy de Dôme un poème à graver sur le monument. Il ne le sera jamais, mais il commençait ainsi : « Passants, contemplez cette pyramide… ». C’était en 1808 et le terme pyramide prévaut encore aujourd’hui !
En 1903, on décore la base du monument de guirlandes et de blasons en pierres à l’occasion de la visite de trois ministres et du président du Conseil pour la pose de la première pierre de la Bibliothèque municipale et interuniversitaire. Cette décoration sera largement contestée parce qu’elle enlevait à l’édifice sa vocation funèbre. En 1957, le caractère décoratif du monument est encore accentué lorsque la fontaine de la Pyramide est transformée en jardinière. Elle sera remise en eau en 1987 en même temps que les autres fontaines de la ville.

