Ville de Clermont-Ferrand


Tout un niveau est réservé à l’art du XIX° siècle en France.

Les préoccupations nouvelles des peintres sont sensibles. Le paysage devient un sujet de réflexion principal, pour les Orientalistes comme Prosper Marilhat, les Régionalistes comme Jean Desbrosses et les Impressionnistes comme Armand Guillaumin.

D’autres poursuivent la quête iconographique d’une vérité plus juste dans la narration de l’Histoire événementielle : Le Général Desaix mourant, du sculpteur Jacques Chinard, groupe en marbre, réalisé en 1801, a en effet été commandé pour honorer la mort glorieuse du jeune général auvergnat à la bataille de Marengo en 1800. Le peintre Théodore Regnault s’inscrit dans le même courant avec La Mort du Général Desaix ou Eugène Deveria avec la réception de Christophe Colomb par les rois catholiques. Avec sa grande peinture d’histoire, La défense des Gaules, Théodore Chassériau, sans se départir d’un romantisme certain, s’inspirant littéralement du texte de Jules César, peint avec justesse et fougue la sortie victorieuse du jeune chef gaulois Vercingétorix des remparts de l’oppidum de Gergovie en 52 av. JC.

C’est le même esprit qui anime François-Auguste Bartholdi. Pendant près de trente ans, il porte à la fin du XIX° siècle, la création du Vercingétorix victorieux, du plâtre présenté au Salon de 1870 à la statue équestre monumentale , inaugurée en 1903 et devenue emblème de la Place de Jaude , au cœur de la cité de Clermont-Ferrand.

On peut également admirer une œuvre de jeunesse de la sculptrice Camille Claudel Portrait de Louise, sa sœur aînée, en 1884.

La visite de ce niveau se termine par une évocation de l’impressionnisme à travers des toiles réalisées en Auvergne par les peintres Armand Guillaumin et Albert Lebourg et leurs suiveurs du début du XX° siècle , qui se regroupèrent au bourg de Murols ( dans le massif du Sancy) , autour de l’abbé Boudal et de Victor Charreton.