Ville de Clermont-Ferrand

 

Fiche du : 01/02/2004

On ne peut déambuler dans les rues sans se demander un jour pourquoi portent-elles ces noms et quelle histoire se cache derrière les lettres blanches sur fond bleu des plaques apposées sur les murs. L’opuscule Histoires des rues édité par la Ville de Clermont-Ferrand répond de façon plaisante et précise à toutes les curiosités !

De la rue d’Aberdeen à la rue Émile-Zola, chacune située à l’extrémité… de l’alphabet, 1.052 artères clermontoises ont une histoire à raconter : celle de l’homme célèbre ou quelque peu oublié qui leur a donné son nom, ou d’un lieu qui mérite d’être connu ! Quand il s’agit de l’avenue Vercingétorix, du square Blaise-Pascal ou de la rue Urbain II, les grandes heures clermontoises y sont assurément pour quelque chose. Quand on rencontre les boulevards Charles-De Gaulle, Georges-Pompidou ou François-Mitterrand, pas de doute non plus… Mais qui se souvient précisément que Jean Doyat, dont l’étroite ruelle se cache près de Notre-Dame-du-Port, fut chambellan de Louis XI, bailli de Montferrand et à l’initiative des Grands jours de Montferrand ? qu’Antoine Boirot, avocat du barreau de Clermont, accéda à la députation au XIXe siècle et habita la rue qui porte son nom ? que Hercule Marcellin Bompart fut l’un des médecins de Louis XIII et publia en 1630 le Nouveau chasse-peste ? qu’Omer Talon, défendit, au moment de la Fronde, les droits du Parlement de Paris dont il était avocat général ?… Peut-être connaît-on mieux le peintre clermontois Maurice Busset, le paléontologue et philosophe Teilhard de Chardin, l’évêque écrivain auvergnat Sidoine Apollinaire qui fut préfet de Rome au Ve siècle ou l’écrivain Henri Pourrat, auteur de Gaspard des montagnes ? Tous ont bien mérité d’une rue ! Les hommes célèbres ne sont pas les seuls à donner leur nom à un lieu clermontois. On trouve tout aussi bien des noms de lieux, de variétés d’arbres, de corps de métiers ou… de vertus exemplaires ! Ainsi le puy de Dôme, le Pariou et le Servières sont installés en ville ; l’Espagne a trouvé sa place parce que « conçue sur une partie des remparts de Clermont-Ferrand construite par des prisonniers espagnols, de 1688 à 1692 », et l’URSS résiste sur son avenue aux bouleversements de l’Histoire. Les églantiers, les saules ou les pavots égaient le nom de quelques rues pittoresques. La boucherie, la coifferie, les chaussetiers rappellent l’ancienne ambiance commerciale du centre-ville. Quant à la volonté, la foi ou la vaillance, elles ne font que souligner les vertus propres aux Clermontois et sont bien dignes d’être honorées dans notre ville !

Histoires des rues, guide alphabétique des noms de rues de la Ville de Clermont-Ferrand, disponible au Service de communication de la Ville et à l’Espace municipal Pierre-Laporte. Prix : 4 €